Le mercredi 27 mars,
Dominique Wailly est mort d’un cancer contre lequel il luttait depuis trois
ans. Il avait 60 ans et il venait tout juste de prendre sa retraite.
Le mercredi 3 avril, une
cérémonie d’hommage à Dominique s’est tenue dans la salle de l’Avenir à
Dunkerque. Près de 400 personnes, famille, amis, nombreux ouvriers d’Aluminium
Dunkerque, militants de la CGT,
de Lutte Ouvrière, du PCF, du NPA, se sont rassemblés à la mémoire de notre
camarade. La réunion s’est close avec le chant de L’Internationale.
Voici les discours prononcés :
Discours d’Eric Pecqueur, porte-parole
régional de Lutte Ouvrière et responsable CGT à Toyota-Onnaing
Déjà
lycéen, à l’heure où certains rêvent de se construire une carrière, ce qui
intéressait le plus Dominique, c’était comment se débarrasser du capitalisme.
Cela
commençait par lire, apprendre et comprendre et il
était plutôt bon pour ça.
Ce
qui lui plaisait, c'était la lutte parce qu'il avait appris dans ses lectures
que les luttes rendaient les gens meilleurs et que la lutte collective était
bien plus intéressante que l'individualisme. Il était convaincu aussi qu'on ne
pourra pas renverser le capitalisme et la loi du profit, autrement que par la
lutte.
On
n'était pas loin de 1968, deux ans après, quand il a décidé de s'engager en politique.
Dans
mai juin 68, beaucoup avaient surtout voulu voir le rôle des étudiants. Lui, ce
qu'il y avait vu surtout, c'était la force de la classe ouvrière. Plus rien ne
fonctionnait quand les travailleurs étaient en grève générale.
Beaucoup
de ceux qui avaient vécu 1968 se sont ensuite découragés parce qu'ils avaient
été emballés par la vague et ils n'ont pas supporté le reflux. Pas lui... Au
contraire, il a toujours pensé qu'il y aurait d'autres luttes et bien plus
importantes encore. Alors, il avait toujours la volonté de les préparer. Et
cela veut dire toujours avoir la préoccupation de convaincre, d'organiser,
d'entraîner.
Comme
tout le monde, tout du moins ceux qui ne sont pas nés avec une cuillère
d’argent dans la bouche, il a dû gagner sa vie, il choisit de le faire là
où il pourrait côtoyer le plus de
travailleurs possibles, si possible dans les grandes entreprises.
Ajusteur-outilleur,
il se fit embaucher en 1974 à Massey-Fergusson, une usine de moissonneuses
batteuses à Marquette, à côté de Lille.
Il
y travailla pendant une dizaine d’années, comme ouvrier bien sûr mais surtout
comme militant de Lutte Ouvrière, et aussi comme militant syndical, comme le
font naturellement tous ceux qui se réclament du communisme.
Il
y resta jusqu’à ce que le trust jette tous les travailleurs à la rue pour aller arrondir sa fortune ailleurs. C’était à
l’époque du retour de la gauche au gouvernement en France sous le premier
septennat de Mitterrand.
Si
Dominique ne se faisait aucune illusion sur le soutien qu’apporterait le
gouvernement Mauroy aux ouvriers en lutte contre la fermeture de leur usine,
beaucoup de travailleurs, et parmi eux
l’immense majorité des cégétistes nombreux dans l’entreprise,
découvrirent avec stupeur que le gouvernement de gauche respectait avant tout
les choix des grands patrons.
La
lutte contre les licenciements dans une entreprise isolée ne pouvait pas être
victorieuse, même en se battant courageusement, l’entreprise ferma.
Après
Massey, commença pour Dominique comme pour beaucoup de ses compagnons, des
années de travail comme ouvrier intérimaire ou dans la sous-traitance.
Un
travail souvent dur, quelques temps dans le textile au peignage Amédée ou à la
filature de la Tossée,
à la Snecma
dans la région parisienne, en passant par la Céllatose près de Lille,
une fromagerie en Belgique, près de Bruxelles. La Française de mécanique
près de Lens, Renault à Douai ou La verrerie d’Arques.
Des
années difficiles pour gagner sa vie, mais aussi pour militer, car lorsqu’on
veut se faire embaucher, il faut accepter tous les boulots, tous les horaires,
y compris trop souvent des heures supplémentaires qui fatiguent dans tous les
sens du terme.
Il
faut savoir se taire et pourtant il faut savoir défendre
et faire connaitre ses idées quand même. Et il a su aussi apprendre dans
les multiples boulots qu'il a faits. D'abord parce qu'il aimait les gens. Et il
savait connaître ceux avec qui il travaillait.
Il
savait aussi se nourrir de tout ce que les autres pouvaient lui apprendre. Tous
ceux qui l'ont connu savent que s'il savait parler, il savait aussi très bien
écouter et poser les questions qu'il fallait pour comprendre tous ceux qui
l'entouraient.
En
1991, il entrait à Aluminium Dunkerque, d’abord avec une entreprise
sous-traitante, puis il se fit embaucher.
Pendant
20 ans il sut s’y faire apprécier de ses camarades et haïr de ses patrons. Je
ne vous parlerai pas des luttes à AD, en particulier des grèves de 1994 et de
2000, beaucoup ici ont bien connu le rôle dirigeant que Dominique a pu y jouer.
Je
voudrais juste ajouter quelques mots sur le rôle qu’il a pu jouer dans beaucoup
d’entreprises du Calaisis et du Dunkerquois, car, il n’est jamais resté enfermé
dans son usine où il dirigeait la
CGT.
Il
a aidé à former des syndicats dans de nombreuses petites entreprises, quelle
que soit la branche de l’usine en question. Quand une grève éclatait dans la
région, il savait tout de suite s’y intéresser, et si possible aider à
l’organisation, donner des idées pour éviter les pièges du patron, donner le
moral à ceux pour qui c’était souvent la première lutte. Le corporatisme lui
était étranger et le nationalisme était son
ennemi.
Même
parmi les militants, il y a beaucoup de travailleurs qui désespèrent des autres
travailleurs, qui pensent qu'on ne pourra jamais plus changer les choses. Lui,
il n'a jamais été comme ça. Même des défaites ou des reculs, cela peut servir
si on sait les comprendre et en tirer les leçons. Voilà comment il voyait les
choses parce qu'il était avant tout un militant.
A
l'inverse, il y en a qui s'enflamment et prennent leurs désirs pour des
réalités. Là encore, il savait comment ramener à la réalité et expliquer ce qui était possible et ce qui ne
l'était pas. Ces qualités militantes là, elles sont utiles à tout un groupe. Et
Dominique nous était utile tout le temps dans notre parti comme il a su l'être
pour ses camarades de travail dans toutes les entreprises où il a eu une
activité politique et syndicale.
Alors,
Dominique nous manque parce qu'il était chaleureux, il était drôle, il était
malin et humainement attachant. On avait envie d'être parmi ses camarades, on
ne peut pas le dire autrement...
Mais
le militant nous manque parce qu'il avait accumulé toute une expérience
précieuse. C'est le genre d'expérience que l'on ne peut acquérir que par la
lutte quotidienne et la fidélité aux idéaux d'émancipation de la classe
ouvrière.
Il
nous manque enfin parce qu'il avait du talent pour transmettre cette expérience
aux plus jeunes. Comme il savait transmettre ce qui manque souvent aujourd'hui
: la fierté d'être ouvrier et plus encore, la fierté d'être un ouvrier
communiste.
Il
faisait tout pour que les idées communistes redeviennent les idées de la classe
ouvrière. Il était persuadé que ces idées reviendraient en force, ne serait-ce
que parce que le capitalisme lui-même précipite le monde dans la crise et parce
que le problème de changer de société va forcément se poser.
C'est
le capitalisme qui va provoquer l'explosion sociale. Dominique ne la verra pas,
mais il aura fait largement sa part du travail pour transmettre les idées qui
seront utiles demain.
Hommage à notre camarade Dominique
Wailly par Marcel Croquefer, responsable
CGT du dunkerquois
Peu avant son décès,
Dominique m’a confié cette lourde tâche d’honorer sa mémoire en cette salle
ouvrière CGT de l’Avenir. Je souhaite de tout mon cœur être à la hauteur de
l’homme, du camarade, que vous être
nombreuses et nombreux à avoir apprécié… Pour cela, j’appelle le secrétariat de
l’Union Locale à mes côtés.
« Chers camarades,
C’est avec une certaine
émotion que je m’adresse à vous. La maladie m’a empêché d’être physiquement à
vos côtés ces trois dernières années. Je tiens à renouveler mon amitié envers
vous tous. J’ai rencontré beaucoup de camarades et d’opérateurs qui disent que
je leur manque. A moi aussi, vous m’avez beaucoup manqué. Oh ce n’est pas le
boulot qui m’a manqué, mais avant tout votre amitié, les débats et les
discussions, la solidarité, la lutte, les assemblées générales et les parties
de rigolade…mais la vie n’est pas un long fleuve tranquille. »
Voici, Dominique comment tu
as débuté ton discours lors du dernier congrès
de ton syndicat CGT AD, en octobre dernier. Comment pouvions-nous
imaginer alors que moins de 6 mois plus tard, nous serions là à partager notre
tristesse, pour ton départ
prématuré ?
Ta vie militante au sein de la CGT a été pleine et entière.
C’est avec mai 68, à l’âge de
17 ans, que tu découvres le combat ouvrier, il ne te quittera plus
jamais ! Tu rejoins Lutte Ouvrière, notre camarade précédent en a parlé.
C’est en 1972 que tu adhères à la
CGT, au tri postal de Lille.
Du haut de tes 20 ans, tu
assumes ensuite ton premier mandat de représentant du personnel chez Massey
Fergusson, ton nouvel employeur. Tu vas connaître alors les énormes Assemblées
Générales de l’époque dans les grandes entreprises, puis les grandes grèves,
les confrontations musclées avec les CRS alors que les patrons ont décidé la fermeture de l’outil de travail
collectif et que l’Etat vient à leur rescousse, comme trop souvent !
En 1984, c’est le
licenciement ! Le chômage à
l’époque ne dure guère longtemps et les
petits boulots d’intérims s’enchaînent. Tu connais alors le travail en
sous-traitance… une période difficile mais qui va entretenir ta soif de combat, qui va te permettre
d’acquérir, selon tes propres mots « une certaine expérience à propos de
l’exploitation capitaliste, des grèves et de l’état d’esprit des travailleurs ».
Cette période va être riche
en contacts avec de nombreux militants qui vont te transmettre leurs
connaissances et qui vont t’encourager à la lecture.
La lecture, un autre de tes
chevaux de bataille. Combien de fois ne m’as-tu pas dit tes regrets de voir que
les camarades ne lisent pas assez… qu’ils ne connaissent pas l’histoire sociale
de leur pays… ou plutôt qu’ils n’en connaissent que ce que les bourgeois, les
patrons et ceux qui les soutiennent veulent bien leur laisser croire, dans leur
intérêt de classe !
Lire est indispensable pour
comprendre le monde dans lequel nous vivons : savoir d’où l’on vient pour
mieux comprendre où l’on va… mais
j’entends que tu me corriges encore… savoir d’où l’on vient pour décider ensemble où
l’on va !
C’est en 1991 que tu es
recruté par Péchiney pour travailler à Aluminium Dunkerque, dans cette grande usine moderne, cette usine
qui se voulait un nouveau modèle selon ses patrons et concepteurs Jean Gandois et Martine Aubry.
Tu as écrit : « J’ai
découvert le patio central. J’avais l’impression de me retrouver dans un hall
de faculté, avec tous ces jeunes opérateurs regroupés autour des machines à
café gratuites, enthousiastes, contents d’avoir un boulot et avec une naïveté
qui me laissait les bras ballants.
Beaucoup faisaient encore des
formations et j’avais le sentiment qu’ils se faisaient avoir par les discours
sur l’usine modèle, les nouvelles organisations du travail et les progrès
techniques avec des conditions de travail au top…Ils allaient déchanter ».
Ils vont en effet rapidement déchanter, car
l’exploitation patronale est bien là et
tu ne tarderas pas à prendre les commandes du combat à la tête du tout nouveau syndicat CGT créé
avec une quinzaine de camarades en 1992 et avec l’aide de la Fédération Chimie
CGT et de son représentant local,
François que tu vas côtoyer ensuite durant de longues années.
Très vite tu vas ensuite
intégrer l’union Locale CGT de Dunkerque, puis
sa commission exécutive, car pas question pour toi de rester enfermé
dans la boîte : le combat syndical contre le patronat et le capitalisme,
ça se mène tous ensemble !!
C’est toujours dans cet état d’esprit que tu vas
intégrer la
Commission Exécutive
de l’Union Départementale du Nord, pour y représenter et défendre une
CGT chimie offensive alors que notre mouvement syndical se cherche une nouvelle
voie.
Combien d’interventions
as-tu faites dans les diverses
assemblées générales de la CGT,
te levant et prenant souvent la parole sans micro.
Il en résultait chez beaucoup
des camarades présents un véritable respect, même par ceux qui n'étaient pas
toujours d'accord avec ton analyse ou tes propositions.
Car tu commençais toujours en
restituant l’action syndicale du moment dans le contexte social et politique,
en passant souvent par un tour d'horizon de l'état de la classe ouvrière, et tu finissais toujours par une proposition
de lutte !
Et les luttes, tu n’en as pas
loupé beaucoup ! Ta participation
systématique aux diverses manifestations organisées par la CGT t’a rapidement rompu à l’art du
comptage des manifestants ! Qui
n’en a pas souvenir à Dunkerque ?
Et qui ne se souvient pas de
cette grève de 35 jours pour les 35 heures que tu as su développer chez AD
par l’installation d’une démocratie de base irréprochable, qui va entraîner
tous les syndicats dans le sillage, y compris le syndicat des cadres… la
CFE CGT comme tu aimais les plaisanter !
Car comme tout à chacun, tu
aimais bien rire Dominique… Tu étais même
bon public, mais quand la blague le méritait.
Ta culture que tu savais
faire partager à l’occasion était aussi énormément appréciée : musée,
peinture, musique, voyages ... « rien n’est à renier tout est à
découvrir » disais-tu. Tu aimais également beaucoup l’opéra. « La culture ne doit pas être
réservée à une prétendue élite » me
confiais-tu encore récemment.
Quelques jours avant ton
décès, tu me disais « On n’a
pas été forcément d’accord sur tout, notamment sur les solutions
politiques, mais nous avons toujours su respecter nos opinions ». Je poursuivais « L’essentiel est de
mettre en avant ce qui nous unit, savoir
laisser de côté ce qui nous différencie et faire preuve en toute
circonstance de solidarité ».
Tu me disais aussi,
« pour mes obsèques, Marcel, je compte sur toi pour trouver les mots, pour
ne pas faire un baratin, que ce soit un acte militant ». Dominique, les mots je t’avoue avoir eu
beaucoup de mal à les trouver dans de telles circonstances. C’est pourquoi tu
m’autoriseras à reprendre un nouvel extrait de ton intervention d’octobre
dernier dans lequel tu disais :
« Il nous faut maintenir
l’esprit de solidarité, nous exprimer contre l’individualisme, contre le
racisme, contre le corporatisme, contre les discours dans lesquels
« les pauvres se bouffent entre eux », contre toutes les tentatives de divisions
entre travailleurs, entre ceux du public
et du privé… dès que nous sentons qu’un
mécontentement s’exprime, nous devons réunir nos camarades, lister nos
revendications, les faire approuver et voir quels moyens d’action nous mettons
en œuvre… C’est par la lutte
interprofessionnelle, la grève dans tout le pays, comme en juin 36 ou mai 68,
que l’on pourra combattre efficacement le chômage, la précarité et l’hémorragie des
suppressions d’emplois… il faudra
imposer l’interdiction des licenciements, le partage du travail entre tous sans
perte de salaire en prenant sur les profits des entreprises, l’augmentation
générale des salaires d’au moins 300 euros par mois et l’échelle mobile des
salaires pour lutter contre la hausse des prix . Pour gagner, c’est une
question de rapport de forces face au patronat. Les patrons ont le culot de
dire qu’ils ne sont pas des pigeons…Ne soyons pas des poules
mouillées ! »
Par ma bouche, tes
déclarations ainsi renouvelées ne sont
pas que des mots, mais le fruit
d’expériences renouvelées, le résultat d’un réel vécu militant, à l’exemple du
premier grand conflit que tu as
construit à Péchiney AD. Je ne résiste pas à partager un article de la
presse patronale de l’époque, qui
définit très bien la portée de ce combat :
« PECHINEY -
L'USINE MODELE DANS LE BROUILLARD
Un sentiment de faillite
flotte au vent mauvais, il pleut sur Loon-Plage. Bardé dans son carénage
argenté, le fleuron du Groupe Pechiney sombre dans la déprime, trois ans après
être sorti des sables. Les portes se ferment, et les bouches aussi. La
direction de l'usine d'aluminium la plus moderne du monde se mure dans un
silence qui tranche avec l'ostentatoire inauguration du site de Dunkerque,
lorsque les promoteurs de ce nouveau modèle social avaient complaisamment
laissé se déployer une forêt de caméras et de micros. Aujourd'hui, les
journalistes sont priés de revenir plus tard. Treize jours de grève sont passés
par là, du 25 octobre au 6 novembre 1994. Un conflit très dur que personne n'a
vu arriver, déclenché pour de banales revendications salariales là même où la
lutte des classes semblait appartenir à un temps révolu.
Un conflit fatal ? Ceux qui
avaient voulu inventer l'usine du futur semblent avoir été ramenés de force
dans leur siècle. Le mythe Aluminium-Dunkerque s'est effondré, tonne le
représentant de Force Ouvrière. Un nouveau rapport de forces s'est instauré,
triomphe le leader de la CGT,
Dominique Wailly, son casque rouge à la main. »
En ce moment précis,
Dominique, nous te voyons… c’est bien
toi qui est là à nous rappeler : Quelles que soient les
circonstances, quelles que soient les difficultés, ne jamais rien lâcher, travailler syndicalement, prendre son temps, attendre son moment… et
même quand les forces en jeu semblent irrémédiablement du côté patronal, oser
défendre la revendication de la base, celle que tout le monde attend, celle que
personne n’osera reprocher de ne pas avoir obtenue à condition de l’avoir
véritablement défendue !
Cette leçon reste pleinement d’actualité.
Nous avons encore beaucoup de travail et de patience à développer, nous avons encore le moment à
attendre, mais nous allons mener à nouveau irrémédiablement de grands combats
et remporter de nouvelles victoires pour
le monde ouvrier !
Merci Dominique pour la route
que, comme beaucoup d’autres de nos camarades,
tu nous as ainsi tracée. Tu
resteras encore longtemps dans nos cœurs, dans chacun de nos combats, à nos côtés.
Au nom de toute la CGT, de l’Union Locale de
Dunkerque, de l’Union Départementale du Nord, de la Fédération Nationale
des Industries Chimiques, du Pôle Chimie du littoral dunkerquois, des nombreux
syndicalistes qui t’ont rencontré, des
grévistes et travailleurs que tu as soutenus, au nom de tes camarades du
syndicat CGT AD, je reviens de nouveau sur tes derniers propos… que résonne une fois encore ton
discours dans cette salle emblématique
de l’Avenir :
« Camarades, je vous
souhaite beaucoup d’amitié, d’union et de fraternité entre vous. Sachez
maintenir la confiance envers la
CGT.
Préparez-vous aux prochains
combats contre le patronat et son gouvernement car la partie ne sera pas
facile. Serrez-vous les coudes et ne vous laissez pas aller au découragement.
Le moment viendra où le monde
du travail fera éclater sa colère et, si nous militons, c’est pour se préparer
à cette nouvelle situation. Le changement viendra d’en bas.
Pour une CGT combative et de
lutte de classe,
Vive la lutte des
travailleurs,
Vive la CGT. »
Au revoir Dominique !
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